Labaki : Quand le savoir entrave la pensée…Quand le savoir empêche la rencontre…

Camille Labaki  [1]

"Nous entrons dans un nouveau monde qui, pour une bonne part, n’a pas encore été pensé. Donc, nous faisons l’expérience de l’a-pensée."
L’a-pensée.

Jean-Claude Guillebaud, romancier et journaliste, nous donne là un néologisme qui incite… à penser ! [2]

Quant au savoir, pour le Petit Robert, c’est "un ensemble de connaissances plus ou moins systématisées", son contraire étant "l’ignorance".

En guise de préliminaire, j’évoquerai d’abord le devoir d’ignorance dans la clinique avec les couples. Ignorance que je prêche souvent et avec insistance. Savoir ce qu’est un couple empêche, en effet, à mon sens, de rencontrer le couple particulier que l’on reçoit.

Ce devoir d’ignorance me semble être le socle de toute thérapie de couples. Avec "s".
Et puis l’on cherche…
On cherche, avec les partenaires, leurs définitions du couple dans un espace vierge de la nôtre.

L’utilisation du blason et des métaphores relationnelles -langages métaphoriques - [3]permettent alors, dans le système thérapeutique, d’aborder les similitudes et les différences, les complémentarités et les incompatibilités dans les définitions de ce qu’est un couple pour chacun d’entre eux..

Mais nous sommes hélas !, nous les psychothérapeutes, investis d’un "censé savoir". Censé savoir justement, par exemple, ce qu’est un…

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